En 2025, on estime que le marché du fitness dépassera les 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Les clubs ont toujours le vent en poupe. Ils tentent de se réinventer grâce aux attentes nouvelles des pratiquants.
La salle de sport est devenue avant tout un lieu de socialisation comme un autre.
Face à ce nouveau défi, comment les franchisés et les enseignes indépendantes arrivent-ils à perdurer ?
À travers les chiffres clés du secteur, des études sur le sujet et mes connaissances du fitness, je vais analyser le marché français du fitness.
Je me projeterai aussi sur l’avenir en imaginant le marché des salle de sport de demain.
Données sur le marché du fitness en France
En 2025, le marché français est dominé de loin par Basic Fit : viennent ensuite l’Orange Bleue, Keep Cool et Fitness Park.
À eux quatre, ils représentant plus de 80 % du marché.
Le reste est fragmenté entre plusieurs enseignes moins connues.
Concernant le nombre d’adhérents au club : 4 470 000 personnes sont abonnés à Basic-Fit contre quatre fois moins pour Fitness Park avec 1 200 000 adhérents.
Cette différence énorme du nombre d’adhérents s’explique de deux manières : une stratégie publicitaire agressive mais efficace de Basic-Fit, notamment à la télévision et sur les réseaux sociaux, mais aussi sur les panneaux lumineux des grandes surfaces.
Deuxième raison, l’enseigne néerlandaise a choisi une implantation géographique très condensée de ses clubs, avec souvent plusieurs Basic-Fit dans un rayon de 20 km dans les grandes agglomérations françaises et européennes.
À contrario, Fitness Park a choisi le côté premium mais moins accessible avec certes des clubs présents dans les grandes villes françaises, mais en nombre largement inférieur.
Surtout, Fitness Park s’est exporté dans les DOM-TOM avec l’ouverture de clubs en Guadeloupe, Martinique et Guyane, contrairement à son rival néerlandais qui se contente de la France métropolitaine.
Les enseignes indépendantes font de la résistance
Malgré une concurrence féroce, les marques indépendantes résistent bien et d’autres ont récemment été créées.
Elles représentent 40 % des salles de sport françaises.
Avec 400 clubs en France, l’Orange Bleue s’est implantée principalement dans les zones rurales et périurbaines, souvent misent de côté par les concurrents au profit des grandes villes.
Keep Cool (Raoul) et ses 270 clubs a aussi pointé le bout de son nez en mettant en avant le côté convivial et chaleureux de se retrouver pour des cours collectifs.
On remarque aussi l’émergence de nouvelles salles comme Wellness ou Magic Fit dans des villes de taille moyenne.
Aujourd’hui, il est encore difficile de dire si ce choix est payant.
Mais le risque de saturation du marché est élevé et les marques ont besoin d’une rentabilité rapide et d’un nombre d’adhérent important pour survivre dans la durée. davantage une “expérience sportive et humaine” plutôt que de simples abonnements pour
Je pense que c’est possible à condition que les enseignes se réinventent et proposent d’utiliser des équipements sportifs.
Comment les enseignes de fitness attirent-elles leurs adhérents ?
Justement, quelle stratégie marketing adoptent les principales enseignes de fitness françaises pour attirer le poisson ?
Basic-Fit : accessibilité du fitness pour tous
La chaîne de fitness la plus connue en France et même d’Europe a choisi un positionnement low cost en ciblant les jeunes populations avec peu de ressources financières.
On peut s’abonner dès 20 € par mois et profiter de beaucoup d’avantages, notamment l’application qui permet de suivre des coaching en ligne dans le domaine du bien-être (méditation, pilates, yoga etc…) et des coaching en musculation à distance à faire chez soi.
Elle s’est donc adaptée à sa clientèle jeune, faisant partie de la génération numérique avec un téléphone greffé dans la main.
Dans chaque salle, on retrouve toujours les mêmes équipements sportifs basiques.
Fitness Park : le sport comme dépassement de soi
Fitness Park possède 2,5 fois moins de salles que Basic-Fit. Cette enseigne a choisi un positionnement plus premium, en termes de prix et d’équipements proposés.
L’objectif est d’attirer un public plus urbain voyant le sport comme un dépassement de soi et non comme un simple loisir du dimanche.
D’où sa présence située plutôt dans les grandes métropoles françaises.
L’Orange Bleue : proximité et convivialité avant tout
L’Orange Bleue propose une pratique sportive conviviale et cible un public cherchant un encadrement humain et non simplement des équipements à utiliser en solo.
Sa clientèle est à la fois jeune et âgée. Les cours collectifs sont dispensés par un coach diplômé, avec une musique qui envoie du pâté.
Les tarifs sont accessibles avec une forte mise en avant du suivi personnalisé des abonnés.
Keep Cool : on est pas pressé
Keep Cool se positionne comme une alternative bienveillante aux salles de sport traditionnelles.
Cette marque revendique un modèle “feel good” mettant l’accent sur le sport sans esprit de compétition et une ambiance détendue et conviviale.
Elle attire ceux qui se sentent exclus des clubs de sport classiques comme les femmes débutantes et les séniors.
Ici, on ne se compare pas.
On ne regarde pas ses muscles devant le miroir car de toute façon il n’y a pas de miroir.
Qui pratique le fitness en France ?
Déjà, il faut rappeler ce qu’on englobe dans la catégorie fitness.
On parle principalement de pratique de musculation, de cours de stretching, yoga, pilate ainsi que les activités de cardio comme le rameur, le tapis de course et le vélo.
Concernant la pratique de la musculation, il n’y a pas trop de surprise, les hommes sont majoritairement représentés avec environ 70 % des suffrages contre 30 % pour les femmes.
Néanmoins, on voit apparaître petit à petit une féminisation de la musculation, notamment dans les salles Fitness Park. Là-bas, on est sur un ratio 55 % d’hommes et 45 % de femmes depuis quelques années.
Elles soulèvent parfois des charges équivalentes voire supérieures aux hommes, ce qui, avouons-le, nous énerve beaucoup.
Si l’on revient au fitness, on constate en France que les femmes représentent 64 % des pratiquantes, surtout grâce aux activités de yoga, pilates, et stretching.
C’est encore plus vrai dans les Basic-fit où des cours collectifs sont proposés chaque semaine avec un coach, ce qui attire majoritairement cette clientèle.
Les 15-24 ans affichent le taux le plus élevé d’une pratique de fitness au moins une fois par semaine, avec 83 % des jeunes.
Plus on descend dans les tranches d’âges, plus le pourcentage de pratiquants de la tranche en question baisse.
Quel avenir pour les enseignes de fitness françaises ?
Après une période de Covid compliquée, le marché du fitness français est reparti de plus belle depuis 2022, comme on peut le voir avec le chiffre d’affaires annuel des gros acteurs.
Si bien que les experts prévoient un marché à plus de 6 milliards d’euros en 2030 !
Ce secteur est en pleine mutation pour répondre aux attentes des pratiquants toujours plus nombreux.
Voici mes 3 prédictions pour les 5 prochaines années.
(ceci est simplement mon avis personnel, pas une certitude absolue).
Une explosion du fitness en entreprise
Les salariés d’aujourd’hui sont très attachés à leur bien-être physique et mental et plus seulement à l’aspect financier.
Toutes les enseignes de fitness de sport proposeront aux entreprises des cours de yoga, pilates, cardio ou de renforcement musculaire, à destination de leurs salariés.
Je ne parle pas des coachs indépendants proposant déjà cette prestation.
Les enseignes de fitness devront enrichir leurs offres à destination des professionnels et plus seulement des particuliers.
Des cours hybrides
Tous les cours de fitness se feront en ligne et en présentiel, comme c’est le cas partiellement en 2025.
On filmera tous les cours collectifs en direct avec une caméra.
On pourra discuter en live avec son coach depuis son salon.
Certains pratiquants les suivront de chez eux, en même temps que les personnes présentes.
Les gros acteurs perdront des parts de marché
Basic-Fit et Fitness Park verront s’envoler certaines parts de marché. Une partie de leur clientèle ira vers des espaces de santé/bien-être et de convivialité.
L’entraide et le collectif prendra le pas sur l’individualisme des salles traditionnelles où chacun est dans son monde.
L’objectif obsessionnel du corps musclé sera démodé.
La raison aura repris le dessus.

Ancien maigre et ectomorphe, je pesais 48 kg en étant mal dans ma peau et complexé par mon corps.
Sur Bébé Musclé : je te partage mon expérience en musculation, mes réussites et mes échecs pour que tu puisses transformer ton physique.


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