Full body : mon retour d’expérience sur cet entraînement

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Le format full body est certainement le plus populaire en musculation. Il paraît facile à première vue, mais demande tout de même beaucoup d’exigences.

Si tu débutes en musculation, tu te demandes si ce format d’entraînement est fait pour toi ?

Tu tombes bien. Je l’ai testé durant 6 mois au début de ma prise de masse.

Et tu sais quoi, ça a très bien marché.

Dans ce guide, je te partage mon retour d’expérience sur le full body, pour qui il s’adresse, les avantages et inconvénients, et comment composer toi-même tes séances.

C’est quoi le full body en musculation ?

Le full body désigne simplement un format d’entraînement où tu sollicites l’ensemble des grands groupes musculaires à chaque séance. 

Il te fait travailler les jambes, le dos, les pectoraux, les épaules et les bras lors d’une même session.

Il t’évite de faire deux séances deux jours de suite, tout en gérant efficacement la fatigue.

À qui est destiné le format full body ?

Qui peut faire un full body au final ? Tu penses que c’est uniquement les gens débutants qui font uniquement de la muscu ? Et bien non. C’est plus subtil que ça

Les ectomorphes

Les profils maigres avec peu de masse musculaire doivent gérer leur fatigue tout en soulevant des charges élevées à chaque séance. Ils ont aussi besoin d’une fréquence élevée d’exercices mais étalés sur la semaine, sinon ils se crament.

Ceux qui galèrent en split

Ce format est adapté aux intermédiaires qui stagnent en split. Si tes charges plafonnent, que ta récupération est aléatoire ou que tu rates régulièrement des séances, le full body recentre le jeu sur l’essentiel.

Les personnes pressées

Pour une personne avec un emploi du temps chargé : les enfants, le travail, l’amour… 2 à 3 séances de 45 à 60 minutes suffisent.

Moins de jours = plus de flexibilité et de régularité.

Test : le full body est-il fait pour toi ?

Je t’ai préparé 5 questions pour déterminer si tu devrais choisir ou non ce format d’entraînement.👇

1. Combien de fois peux-tu t’entraîner par semaine ?
2. Depuis combien de temps fais-tu de la musculation ?
3. Quel est ton objectif principal ?
4. Combien de temps peux-tu consacrer à une séance ?
5. Comment te sens-tu après une séance intense ?

Les bénéfices du full body en prise de masse

Ce format a beaucoup de choses positives à te donner.

Une fréquence d’exercices optimale

Les études scientifiques ont montré qu’à volume hebdomadaire égal, travailler un muscle 2 fois dans la semaine génère plus d’hypertrophie qu’une seule fois. 

Une meilleure gestion de la fatigue

Au lieu de bombarder tes pectoraux avec 15 séries le lundi et de les laisser refroidir 6 jours, tu fais 4 à 6 séries de qualité, et ceux 3 fois par semaine. La fatigue aiguë est moindre et ta récupération globale est préservée.

Une régularité plus facile à tenir

Quand j’ai compris que 3 séances bien construites valent beaucoup plus que 5 séances moyennes, je n’ai plus jamais loupé une séance.

Tu sais qu’en allant à la salle de sport, tu vas progresser, mais sans aller jusqu’à l’épuisement musculaire. Et psychologiquement, ça donne plus envie.

Les limites du full body

Aucun format n’est magique. Le full body demande de la rigueur sur plusieurs points

Tu dois choisir les bons exercices

Tu ne peux pas faire 5 exercices pour les jambes, 5 pour le dos et 5 pour les poussées sans exploser ta récupération. Il faut prioriser, doser et accepter de ne pas tout travailler à fond à chaque fois. C’est donc obligatoire dans ton programme de choisir les bons mouvements.

Des déséquilibres plus compliqués à corriger

Tu as moins de ciblage par groupe musculaire, surtout les jambes. Tu risques de prendre du muscle sur le haut du corps, mais un peu moins sur le bas.

Si veux développer tes jambes à fond, le half body permet de les travailler spécifiquement.

Le risque des séances trop longues

Si tes séances sont trop longues, trop intenses ou mal espacées, ton système nerveux central sature. Avec 6 à 8 exercices par séance, tu peut rapidement dépasser 1h d’entraînement, surtout si tu ajoutes du volume ensuite.

Les scientifiques l’ont montré : après 1h d’entraînement, le stimulus musculaire n’est plus optimale et c’est le cortisol qui agit.

Full body ou split pour prendre du muscle ?

Critère Full body Split
Principe Tout le corps est travaillé à chaque séance Chaque séance cible un ou plusieurs groupes musculaires
Fréquence par muscle 2 à 3 fois par semaine 1 à 2 fois par semaine
Nombre de séances 2 à 3 séances / semaine 4 à 6 séances / semaine
Durée des séances Moyenne à longue (45 à 75 min) Courte à moyenne (45 à 60 min)
Volume par séance Modéré (réparti sur tout le corps) Élevé sur un groupe musculaire

C’est la question qui revient en boucle.

En fait, en full body, tu répartis le volume. En split, tu le concentres.

Mais tu seras clairement moins fatigué en répartissant tes charges de travail.

Si je compare un split sur 3 jours par semaine avec un full body : il n’y a clairement pas photo !

Tu obtiens plus de volume hebdomadaire sur le full body et une meilleure récupération. C’est exactement ce qu’il te faut en prise de masse. 

Alors le split n’est pas totalement à exclure pour autant, car il peut aider à devenir meilleur sur un muscle précis.

Tu rates une séance en full body ? Pas si grave. Tous tes muscles seront quand même sollicités 1 ou 2 fois dans la semaine.

Tu rates une séance split ? Tu fais définitivement l’impasse sur deux groupes musculaires. 

Donc, une progression en dents de scie, qui ne sera pas la même sur chaque muscle, ce qui peut occasionner des déséquilibres à long terme.

Un exemple de programme en full body

Voici une structure en full body avec 3 séances par semaine. 

  • Exercice jambes : squat ou presse à cuisses
  • Exercice pectoraux : développé couché ou pompes
  • Exercice dos : tirage horizontal ou tractions
  • Exercice épaules : développé militaire ou élévations latérales
  • Exercice bras : curl biceps + extension triceps
  • Abdominaux : gainage ou crunch

Effectue 3 à 4 séries de 8 à 15 répétitions par exercice.

Si tu veux un programme full body structuré avec une progression, tu peux télécharger ce programme prêt à l’emploi.

Comment composer tes séances en full body ?

La structure de ce type d’entraînement repose sur trois piliers.

L’ordre des exercices

Commence toujours par les mouvements polyarticulaires lourds (squat, soulevé, développé, tirage). Ils demandent le plus de coordination et de fraîcheur nerveuse. Enchaîne avec des compléments (isolations, chaînes postérieures, gainage).

Alterne les types de mouvements

Ne fais toujours les mêmes types de mouvements. Dans ta semaine, alterne :

  • des mouvements de poussées verticales et horizontales (comme machine convergente des pecs et développé incliné),
  • des mouvements de tirage variés comme tirage vertical et horizontal,
  • des mouvements où le genou est dominant et parfois la hanche. Si tu fais un squat (genou), compense avec un soulevé roumain (hanche). Si tu pousses, tire. 

L’intensité et le volume

Vise 6 à 10 exercices par séance, 2 à 4 séries par exercice, 6 à 15 répétitions selon ton objectif. Mais plutôt entre 8 et 12 répétitions si tu vises une prise de masse.

Quels résultats espérer avec ce programme ?

On va rester réaliste. Moi je ne te vends pas de rêve. Je te fais un retour d’expérience d’un format full body que j’ai déjà testé et qui m’a permis de prendre 4 à 5 kg.

Le programme que je t’ai donné est une base, mais tu dois suivre une logique d’évolution si tu veux construire du muscle.

  • Semaines 1 à 4 : apprentissage des mouvements.
  • Semaines 5 à 8 : progression en charge.
  • Semaines 9 à 12 : augmentation du volume.

D’ailleurs, je détaille plus longuement cette logique de progressivité en full body dans mon programme complet sur 12 semaines.

Par exemple, Paul a pu prendre 5 kg avec cette méthode de cycle toutes les 4 semaines.

Maintenant, voyons ce que tu peux réellement espérer.

Les premières semaines (1 à 3)

Tu vas surtout progresser sur la technique la coordination, la sensation musculaire et la force nerveuse.

Tu peux déjà prendre du poids si tu manges bien, mais au début la plus grosse amélioration c’est souvent que tu te sens plus solide.

Entre 4 et 8 semaines

Là, ça commence à se voir : épaules un peu plus rondes, bras plus remplis, dos qui s’épaissit et jambes plus toniques.

Et surtout : tu montes en charges. Si tu fais les choses bien, tu prends du poids sur la balance.

Est-il compatible avec d’autres sports ?

Si tu fais un autre sport à côté, tu te demandes si c’est compatible avec ce format ?

Laisse-moi te prouver que oui.

Récemment (au moment où j’écris cet article), j’ai commencé la course à pied car le modèle 100% muscu commençait à me péter les burnes. 

Au début, j’avais clairement peur de tout gâcher et de perdre ma masse musculaire, car je commençais à faire un peu de cardio à côté. Il n’en a rien été.

Bien sûr, il faut un volume modéré à côté (un footing de 30 min une à deux par semaine, en dehors des jours de musculation).

Le tout est de gérer ta récupération et ta fatigue. Cela signifie des séances en full body avec moins de séries, mais un peu plus intense. 

À chaque séance, je ne fais plus que 3 séries, mais j’envoie la sauce. Des charges +2 kg plus lourdes et avec 6 à 10 répétitions. Mon corps récupère mieux et continue à prendre du muscle.

La fatigue vient surtout du volume global de séries par semaine, plutôt que de la charge brute soulevée.

Désormais, tu es prêt à attaquer tes séances en full body et à obtenir très vite des résultats.

N’oublie pas également d’avoir une bonne alimentation et d’apporter à ton corps tous les macronutriments essentiels. 

Il faut avoir le réflexe de manger des glucides avant tes séances et des glucides + protéines après pour améliorer ta récupération.

Je réponds à tes questions sur le full body

Ancien maigre et ectomorphe, je pesais 48 kg en étant mal dans ma peau et complexé par mon corps.

Sur Bébé Musclé : je te partage mon expérience en musculation, mes réussites et mes échecs pour que tu puisses transformer ton physique.



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